Première question
La première question : La licéité, pour la famille même du défunt, de préparer de la nourriture pour leurs proches, leurs parents et leurs intimes, avec la permission que les gens – ou les femmes – se réunissent dans la maison de la famille du défunt.
Preuve tirée de ce que rapportent les deux Ṣaḥīḥ (Bukhari : 5417, Muslim : 2216), d’après le hadith de ‘Aïcha, épouse du Prophète – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – :
lorsqu’un mort décédait parmi les siens et que des femmes se réunissaient pour cela, puis se dispersaient, à l’exception de sa famille et de ses proches, elle ordonnait qu’on prépare une marmite de talbina, on la cuisait, puis on préparait un tharîd, et on versait la talbina dessus, puis elle disait : « Mangez-en, car j’ai entendu le Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – dire : “La talbina réconforte le cœur du malade, et dissipe une partie de la tristesse.” »
Et chez Ahmad (6/80), d’après elle encore : lorsqu’un des membres de sa famille était frappé par un malheur, et que les femmes du groupe se dispersaient, ne restaient auprès d’elle que les femmes de sa famille et ses intimes ; elle ordonnait alors qu’on prépare une marmite de talbina, on la cuisait, puis elle ordonnait qu’on prépare du tharîd, on émiettait le pain, et on versait la talbina sur le tharîd, puis elle disait : « Mangez-en, car j’ai entendu le Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – dire : “La talbina réconforte le cœur du malade, et dissipe une partie de la tristesse.” »[islamweb]
Deuxième question
La deuxième question : La licéité de se rassembler chez la famille du défunt et de préparer de la nourriture, de manière générale, pour toutes les personnes présentes, quel que soit celui qui prépare : la famille du défunt ou d’autres.
À ce sujet, il y a plusieurs preuves.
Première preuve : Abû Dâwûd (3332) rapporte : Muḥammad ibn al-‘Alâ’ nous a rapporté, Ibn Idrîs nous a informés, de ‘Āṣim ibn Kulayb, d’après son père, d’après un homme des Ansar, qui dit :
« Nous sommes sortis avec le Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – pour une funéraille. J’ai vu le Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – alors qu’il était près de la tombe, recommander au fossoyeur : “Élargis du côté de ses pieds, élargis du côté de sa tête.” Puis, lorsqu’il revint, le convia un messager d’une femme ; il vint, et on apporta de la nourriture ; il posa sa main (dans le plat), puis les gens posèrent leurs mains et mangèrent… »
Ce hadith établit la licéité de se réunir pour un repas après les funérailles, lorsque quelqu’un, quel qu’il soit, prend l’initiative de préparer de la nourriture pour les gens et les présents. Reste alors la question : cela inclut‑il, dans cette formulation générale, la famille du défunt ou non ?
La majorité des savants ont considéré que la famille du défunt est incluse dans cette généralité.
At‑Tibrîzî a mentionné ce hadith dans al‑Mishkât (3/292) avec sa chaîne et son texte, sous la formulation : « Lorsqu’il revint, le convia le messager de sa femme, il répondit à l’invitation, et nous avec lui, et on apporta de la nourriture. » Et al‑Mullâ ‘Alî al‑Qârî dit dans Mirqât al‑mafâtîḥ : « Lorsqu’il revint – c’est‑à‑dire du cimetière – le convia le messager de sa femme – c’est‑à‑dire l’épouse du défunt… »
Dans ‘Awn al‑Ma‘bûd, on lit : « (Dā‘î imra’a) : ainsi dans les copies actuelles ; et dans al‑Mishkât : “Le messager de sa femme”, avec le pronom, al‑Qârî a dit : c’est‑à‑dire l’épouse du défunt. » Il est rapporté de même dans la ḥāshiya de aṭ‑Ṭaḥāwî sous la formulation : « Le messager de sa femme, il vint, et on apporta de la nourriture », puis il dit : « Dans Sharī‘at al‑Islām : la Sunna veut que le wali du défunt donne l’aumône pour lui, avant l’écoulement de la première nuit, avec ce qu’il peut.
S’il ne trouve rien, qu’il accomplisse deux unités de prière puis en offre la récompense au défunt. Il est recommandé qu’on donne l’aumône pour le défunt après l’enterrement, jusqu’à sept jours, chaque jour avec ce qui est possible. »
Al‑Burhân al‑Ḥalabî dit : Ce hadith de Jarîr, portant sur l’interdiction, ne prouve que la réprobation de cette pratique au moment de la mort seulement.
De plus, il est contredit par ce que rapporte également l’imam Ahmad avec une chaîne authentique, ainsi qu’Abû Dāwûd, d’après ‘Āṣim ibn Kulayb, d’après son père, d’après un homme des Ansar, qui dit : « Nous sommes sortis avec le Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – pour une funéraille. Lorsqu’il revint, le convia le messager de sa femme ; il vint, et on apporta de la nourriture ; il posa sa main (dans le plat) et les gens posèrent leurs mains et mangèrent, tandis que le Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – mâchait une bouchée dans sa bouche… » Le hadith.
Cela indique qu’il est permis à la famille du défunt de préparer de la nourriture et d’y inviter les gens.
Il ajoute : Il est même rapporté dans al‑Bazzāziyya, dans le Kitāb al‑Istihsān : « S’il prépare de la nourriture pour les pauvres, cela est bien. » Et dans Istihsān al‑Khāniyya : « Si le wali du défunt prépare de la nourriture pour les pauvres, cela est bien, à condition qu’il n’y ait pas parmi les héritiers un mineur ; dans ce cas, on ne la prépare pas sur le compte de la succession. »
Aṭ‑Ṭaḥṭāwî dit dans sa ḥāshiya sur Marāqī al‑falāḥ : « Cela prouve qu’il est permis à la famille du défunt de préparer de la nourriture et d’y inviter les gens ; et al‑Bazzāziyya a également mentionné, dans le Kitāb al‑Istihsān, que si l’on prépare de la nourriture pour les pauvres, cela est une belle chose. »[dorar]
Tout cela se pratiquait à l’époque des Compagnons, et notamment d’al‑Farûq ‘Umar – qu’Allah l’agrée – comme le montrent :
Deuxième preuve : le récit de Jarîr et ‘Umar
Sa‘îd ibn Manṣûr rapporte dans ses Sunan – et je n’en ai pas trouvé la chaîne – que Jarîr se rendit en délégation auprès de ‘Umar ibn al‑Khattâb – qu’Allah l’agrée. ‘Umar lui dit : « A‑t‑on des lamentations sur vos morts ? » Jarîr répondit : « Non. » Il demanda : « Vous rassemblez‑vous chez la famille du défunt et préparez‑vous de la nourriture ? » Il répondit : « Oui. » Il dit alors : « Voilà la lamentation (an‑nawh). » Ce récit indique que les gens se rassemblaient et préparaient de la nourriture, et que ‘Umar seul a blâmé cela.
Or, dans ce récit – en plus de l’ignorance de sa chaîne – il n’est nulle mention que les Compagnons se seraient rétractés de cette pratique pour adopter l’avis de ‘Umar seul ; ce point est passé sous silence dans ce texte, en plus de sa faiblesse et de son caractère désavoué, puisque ce qui est établi d’al‑Farûq, c’est qu’il recommanda, au moment même de sa mort, que l’on prépare de la nourriture pour lui, et l’on le fit en présence de tous les Compagnons, sans aucune réprobation, comme cela viendra.
Nous avons alors recherché le sens explicite (al‑manṭûq) de ce récit, et il apparaît que l’avis le plus fort – s’il est authentique – est que Jarîr informa ‘Umar que le rassemblement des femmes, pour se lamenter tout en préparant de la nourriture, constituait la lamentation (an‑nawh).
En effet, il est courant que, lorsqu’elles se réunissent, les femmes pleurent à haute voix et se lamentent, comme on le sait à leur sujet. ‘Umar les empêcha donc de cela par précaution, pour fermer la porte du prétexte (سد الذريعة), principe bien connu des savants.
La preuve en est ce qui suit :
- Abû Bakr (ibn Abî Shayba) rapporte dans son Muṣannaf, au chapitre : « Ce qu’ils ont dit au sujet du fait de donner à manger pour le défunt et de la lamentation », d’après Wakî‘, d’après Mālik ibn Mighûl, d’après Ṭalḥa : Jarîr vint à ‘Umar qui lui dit : « Y a‑t‑il chez vous des lamentations sur le mort ? » Il répondit : « Non. » Il dit : « Les femmes se rassemblent‑elles chez vous pour le mort, et de la nourriture est‑elle préparée ? » Il répondit : « Oui. » Il dit alors : « Cela, c’est la lamentation. » Ce récit est interrompu, voire très lacunaire, et désavoué ; même s’il était authentique, il serait porté sur ce que nous avons expliqué : le rassemblement des hommes ou des femmes ne pose pas problème tant qu’il n’y a pas de lamentation interdite, comme cela sera détaillé avec ses preuves dans son chapitre.
- Aslam rapporte dans son Tārīkh (n°126) : « ‘Abd al‑Ḥamîd nous a rapporté, Yazîd ibn Hārûn nous a rapporté, ‘Umar Abû Ḥafṣ aṣ‑Ṣayrafî – qui était fiable – nous a rapporté, de Sayyâr Abû al‑Ḥakam, qu’‘Umar ibn al‑Khattâb – qu’Allah l’agrée – a dit : “Nous considérions le rassemblement chez la famille du défunt après son enterrement comme faisant partie de la lamentation.” » Il n’y est pas fait mention du fait de nourrir, et l’interdiction est conditionnée par « après l’enterrement ».
- Ce texte est encore plus lacunaire que le précédent, et il va à l’encontre des nombreux hadiths authentiques qui autorisent, de manière générale, le fait de nourrir et de se rassembler, tout en interdisant seulement la lamentation et les cris.
Puisque certains invoqueront inévitablement le récit de Jarîr et l’épisode d’‘Umar – malgré leur faiblesse et leur confusion –, qu’ils sachent qu’il n’y est nulle mention d’un retour en arrière de Jarîr ou d’autres Compagnons vers l’avis de ‘Umar ; tout ce qu’on y trouve, c’est que le fait de nourrir était une pratique connue parmi les Compagnons à l’époque d’al‑Farûq ‘Umar, et que lui seul l’a désapprouvée.
On ne lit pas que Jarîr ou d’autres aient adopté son avis ou l’aient jugé correct, d’autant que le récit est interrompu et désavoué, contredisant ce qui est rapporté d’‘Umar et des autres Compagnons à ses côtés, tous unanimes sur la recommandation de nourrir, comme dans ce qui suit.
Troisième preuve
Elle établit la licéité de préparer de la nourriture à partir de l’argent que le défunt a légué à cet effet, à l’époque de ‘Umar – qu’Allah l’agrée – et sur sa recommandation.
Ibn Ḥajar rapporte dans al‑Maṭālib al‑‘āliya (5/328), chapitre : « Préparer de la nourriture pour la famille du défunt » : Aḥmad ibn Manî‘ a dit : Yazîd ibn Hārûn nous a rapporté, Ḥammād ibn Salama nous a rapporté, d’après ‘Alî ibn Zayd, d’après al‑Ḥasan, d’après al‑Aḥnaf ibn Qays, qui dit : « J’entendais ‘Umar – qu’Allah l’agrée – dire : “Aucun homme de Quraysh n’entre par une porte sans qu’entrent avec lui des gens (qui le suivent).” Je ne compris pas le sens de sa parole jusqu’à ce qu’‘Umar fût poignardé.
Il ordonna alors que Ṣuhayb dirige la prière des gens pendant trois jours, et il ordonna qu’on prépare de la nourriture pour les gens.
Quand ils revinrent de la funéraille, ils trouvèrent les tables dressées. Les gens s’en abstenirent à cause de la tristesse dans laquelle ils se trouvaient. Alors vint al‑‘Abbās ibn ‘Abd al‑Muṭṭalib – qu’Allah l’agrée – et dit : “Ô gens, le Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – est mort, et nous avons mangé et bu après lui. Abû Bakr est mort, et nous avons mangé et bu après lui.
Ô gens, mangez de cette nourriture !” Puis il étendit la main et les gens étendirent leurs mains et mangèrent. Je compris alors l’explication de sa parole (d’‘Umar) : “Ils sont les chefs des gens.” »facebook+1
Ibn Sa‘d rapporte une version parallèle dans aṭ‑Ṭabaqāt (4/29) : « Yazîd ibn Hārûn, ‘Affân ibn Muslim et Sulaymân ibn Ḥarb nous ont rapporté tous trois : Ḥammād ibn Salama nous a rapporté, d’après ‘Alî ibn Zayd, d’après al‑Ḥasan, d’après al‑Aḥnaf ibn Qays, qui dit : j’ai entendu ‘Umar ibn al‑Khattâb dire : “Les Quraysh sont les chefs des gens : aucun d’entre eux n’entre dans une maison sans qu’entre avec lui une troupe de gens.” Je ne compris pas le sens de sa parole jusqu’à ce qu’il fût poignardé.
Quand la mort le surprit, il ordonna que Ṣuhayb dirige la prière des gens pendant trois jours et qu’on prépare de la nourriture pour les gens afin qu’ils mangent, dirent ‘Affân et Sulaymân, jusqu’à ce qu’ils désignent un successeur.
Lorsqu’ils revinrent de la funéraille, la nourriture fut apportée et les tables dressées, mais les gens s’en abstinrent à cause de la tristesse qui les gagnait.
Alors al‑‘Abbās ibn ‘Abd al‑Muṭṭalib dit : “Ô gens, le Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – est mort, et nous avons mangé et bu après lui ; Abû Bakr est mort, et nous avons mangé et bu après lui.
Il est inévitable que l’échéance (de chaque âme) arrive ; mangez donc de cette nourriture.” Puis al‑‘Abbās étendit la main et les gens étendirent leurs mains et mangèrent. Je compris alors la parole d’‘Umar : “Ils sont les chefs des gens.” »alukah+1
Ce hadith est ḥasan, comme l’a dit al‑Haythamî dans Majma‘ az‑Zawā’id : « At‑Ṭabarānî l’a rapporté. On y trouve ‘Alî ibn Zayd, dont le hadith est ḥasan, et le reste de ses transmetteurs sont ceux du Ṣaḥīḥ. » Il l’a jugé ḥasan parce que la transmission de Ḥammād (ibn Salama) d’après ‘Alî ibn Zayd ibn Jud‘ān est considérée comme ḥasana, comme cela va apparaître.
En effet, ‘Abd al‑Ḥaqq al‑Ishbîlî a dit, à propos de ‘Alî ibn Zayd : « Ceux qui l’ont affaibli sont plus nombreux que ceux qui l’ont déclaré fiable. » Dès lors que les savants ont divergé sur son cas, il convient de laisser le simple suivi aveugle, et d’examiner la cause de son discrédit.
En recherchant cela, on constate que ceux qui l’ont affaibli le firent en raison de la confusion qui l’atteignit en fin de vie, et des erreurs qui en résultèrent.
Ibn al‑Qaṭṭân al‑Fāsî dit dans Bayān al‑wahm wa l‑īhām (3/334) : « ‘Alî ibn Zayd a été délaissé par certains, affaibli par d’autres, et déclaré fiable et loué par un groupe. En résumé, il rapportait beaucoup de hadiths élevés (marfû‘) que d’autres transmettaient à l’état de propos arrêtés (mawqûf), et il a été atteint de confusion (ikhtilāṭ) à la fin de sa vie.
On ne l’accuse pas de mensonge, et il faisait partie des nobles. » Al‑Fasawî dit : « Il s’est embrouillé dans sa vieillesse. » Ce qui confirme sa confusion, c’est ce que ‘Ubayd Allāh ibn Ma‘ādh ibn Ma‘ādh rapporte de son père, d’après Shu‘ba, qu’il avait transmis d’‘Alî ibn Zayd « avant qu’il ne se mélange » (c’est‑à‑dire avant son ikhtilāṭ).
Puisqu’il a été atteint d’ikhtilāṭ, à tel point que certains l’ont abandonné pour cela, il fallait vérifier si quelqu’un avait transmis de lui avant cette confusion.
On trouve effectivement que Shu‘ba et Ḥammād ibn Salama ont rapporté de lui avant son ikhtilāṭ, et que Ḥammād comptait parmi ceux qui maîtrisaient au mieux ses hadiths et distinguaient ses erreurs de ce qui était authentique.
Ibn Abî Ḥâtim rapporte de son père, dans ses ‘Ilal, cette parole : « Le plus précis des gens dans le hadith de Thābit et d’‘Alî ibn Zayd est Ḥammād ibn Salama ; il a mis en évidence les erreurs des gens. » Aḥmad a tenu des propos similaires. Yahyā ibn Ma‘în a dit : « Ḥammād ibn Salama est celui qui rapporte le plus d’‘Alî ibn Zayd. »
Les paroles de ceux qui l’ont jugé fiable ou l’ont considéré comme ṣadûq – tels que Ḥammād ibn Salama, at‑Tirmidhî, al‑‘Ajlî, Ya‘qûb ibn Shayba et adh‑Dhahabî – se comprennent donc à la lumière de ces éléments. Adh‑Dhahabî l’a mentionné dans son livre Man tukullima fīhi wa huwa muwaṯṯaq en disant : « Il a un hadith passable (ṣuwailiḥ al‑ḥadīth). Aḥmad et Yahyā ont dit : “Il n’est rien (laysa bi shay’).” D’autres que ces deux‑là l’ont renforcé. »
Ainsi, ce hadith est ḥasan. Cela est renforcé par le fait qu’il est transmis d’‘Alî ibn Zayd par l’un de ses meilleurs élèves, Ḥammād ibn Salama, et qu’‘Alî ibn Zayd le tient d’al‑Ḥasan al‑Baṣrî, dont il est aussi l’un des disciples les plus éminents. Al‑Aṣma‘î a dit, de la part de Ḥammād ibn Salama, concernant ‘Alî ibn Zayd ibn Jud‘ān : « Il était le plus savant des gens à propos d’al‑Ḥasan. » Dès lors, le hadith est ḥasan, et il est explicite quant au caractère recommandé de préparer de la nourriture pour le défunt, même de la part de sa famille.
Il montre que cette pratique existe depuis l’époque du Prophète – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui –, puis celle d’Abû Bakr, puis celle d’al‑Farûq ‘Umar. Sa famille a préparé, après sa mort, de la nourriture pour les gens, après son enterrement, et tous les Compagnons en ont mangé sans aucune réprobation. Ils ont mentionné qu’ils avaient déjà fait de même après la mort du Prophète – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – et après la mort d’Abû Bakr, comme il est dit : « Nous avons mangé et bu après lui, et Abû Bakr est mort, et nous avons mangé et bu après lui ; il est inévitable que l’échéance arrive, mangez donc de cette nourriture. »
Ce hadith, concernant le fait de nourrir pour le défunt à partir de ses biens, ou à partir des biens de sa famille, et de se rassembler dans sa maison, possède d’autres témoignages, notamment concernant ‘Umar lui‑même et d’autres Compagnons – qu’Allah les agrée tous.
‘Umar a tiré profit de cette Sunna du Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – après que celui‑ci l’y a guidé, comme il apparaît dans ce qui suit.
Quatrième question
La quatrième question : La licéité de se rassembler chez la famille du défunt et de préparer de la nourriture pendant toute la durée de l’épreuve dans la tombe (al‑fitna), soit sept jours.
Première preuve : Muḥammad ibn Sa‘d rapporte : Muḥammad ibn ‘Umar nous a rapporté, Abû Bakr ibn ‘Abd Allāh ibn Abî Sabra, d’après ‘Abd Allāh ibn ‘Ikrima, qui dit : « Étonnant est ce que disent les gens : qu’‘Umar ibn al‑Khattâb aurait interdit les lamentations ! Il a pourtant pleuré sur Khālid ibn al‑Walîd à Médine, avec les femmes des Banû al‑Mughîra, durant sept jours ; elles déchiraient leurs vêtements et se frappaient le visage, et on donna à manger ces jours‑là, jusqu’à ce qu’ils soient écoulés, sans qu’‘Umar ne les en empêche. »
Dans sa chaîne, on trouve Ibn Abî Sabra, abandonné et accusé, mais Abû Dâwûd et d’autres ont dit de lui : « Le mufti de Médine et son savant. » Ad‑Ḍabbî dit dans Akhbār al‑quḍāt : « Il faisait partie des gens de science dans la sîra et les récits, vaste dans son savoir, prolifique dans le hadith, et les gens ont rapporté de lui ; son hadith est faible. » Cela signifie qu’il ne faisait pas partie de ceux qui inventent délibérément des mensonges ; on peut donc accepter son récit à titre de témoignage (shāhid) lorsqu’il est appuyé, et les témoignages existent.
Quant au témoignage concernant la partie du récit relative au rassemblement des femmes lors des funérailles d’Abû Sulaymān Khālid ibn al‑Walîd – qu’Allah l’agrée –, il est le suivant :
Deuxième preuve : Al‑Bukhârî rapporte dans son Ṣaḥīḥ, au chapitre : « Ce qui est réprouvé de la lamentation sur le mort », la parole de ‘Umar – qu’Allah l’agrée : « Laissez‑les pleurer sur Abû Sulaymān, tant qu’il n’y a ni poussière jetée sur la tête (naq‘), ni cri à haute voix (laqlaqah). » Il explique : « Le naq‘ est le fait de jeter de la poussière sur la tête, et la laqlaqah est le cri. » Il sera rapporté avec sa chaîne d’al‑A‘mash, d’après Shaqîq, qui dit : « Quand Khālid ibn al‑Walîd mourut, les femmes des Banû al‑Mughîra se réunirent pour pleurer sur lui.
On dit à ‘Umar : envoie vers elles et empêche‑les avant qu’il ne te parvienne de leur part quelque chose que tu détestes. ‘Umar répondit : “Qu’ont‑elles à ce qu’elles versent leurs larmes sur Abû Sulaymān, tant qu’il n’y a ni poussière jetée ni cri ?” » Ses voies seront détaillées.[alukah]
Quant au témoignage quant au fait de nourrir pour le défunt durant sept jours, à l’époque des Compagnons et d’‘Umar et après lui, il est :
Troisième preuve : Il établit le caractère recommandé de nourrir au nom des morts parmi les musulmans, durant sept jours.
Ibn Ḥajar rapporte dans al‑Maṭālib : au chapitre de la préparation de la nourriture pour la famille du défunt : Aḥmad dit dans az‑Zuhd : « Hāshim ibn al‑Qāsim nous a rapporté, al‑Ashja‘î nous a rapporté, d’après Sufyān, qui dit : Ṭāwûs a dit : “Les morts sont mis à l’épreuve dans leurs tombes pendant sept jours ; on aimait (chez les Salaf) qu’on donne à manger pour eux durant ces jours.” » Ce récit est repris par Abû Nu‘aym dans al‑Ḥilya (4/11), avec la même chaîne, par l’intermédiaire de ‘Abd Allāh ibn Aḥmad, d’après son père. Ce récit est authentique, comme l’ont dit Ibn Ḥajar et as‑Suyûṭî, et ils ont mentionné qu’il a le statut de marfû‘. En effet, Ṭāwûs, grand Tabi‘î, ne rapporte cela que de ceux qui l’ont précédé parmi les Compagnons, qui sont la meilleure des générations, selon le Prophète – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. Il est inconcevable qu’ils aient innové en cela ; quiconque qualifie leurs actes de bid‘a, c’est la bid‘a qui lui convient davantage, et il en est plus proche que ces nobles générations.quranpedia+1
As‑Suyûṭî dit dans ad‑Dībāj (2/490) : « Sa chaîne est authentique et il a le statut de marfû‘. » Ibn Ḥajar dit de même, comme dans ses Fatāwā al‑kubrā, lorsqu’on l’interrogea en ces termes : « Ce qu’on dit : que les morts sont mis à l’épreuve dans leurs tombes, comme les savants l’ont établi, durant sept jours, a‑t‑il un fondement ? » Il répondit : « Oui, cela a un fondement solide ; un groupe l’a rapporté de Ṭāwûs avec une chaîne authentique, et de ‘Ubayd ibn ‘Umayr avec une chaîne sur laquelle Ibn ‘Abd al‑Barr s’est appuyé ; or il est plus âgé que Ṭāwûs parmi les Tabi‘în, et l’on a dit même qu’il est Compagnon, car il est né du vivant du Prophète – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – et a vécu une partie du temps de ‘Umar à La Mecque. »
Il ajoute : « Le statut de ces trois récits est celui des mursal marfû‘, car ce qui n’est pas dit selon l’opinion personnelle (mâ lâ yuqālu bi r‑ra’y) lorsqu’il provient d’un Tabi‘î est considéré comme ayant le statut de mursal marfû‘ au Prophète – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui –, comme l’ont expliqué les imams du hadith. Le mursal est une preuve chez les trois imams (Abû Ḥanîfa, Mâlik, ash‑Shâfi‘î), ainsi que chez nous lorsqu’il est corroboré ; or le mursal de Ṭāwûs est corroboré par les deux autres mursal. Mieux : si l’on affirme la compagnie de ‘Ubayd ibn ‘Umayr, il devient relié au Prophète – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui. Quant à sa parole qui suit : “Les Compagnons aimaient…” (kānû yastahibbûna…), son statut est celui du marfû‘, suivant la divergence à ce sujet.
Dans certaines de ces narrations se trouve l’ajout : “Le hypocrite (munāfiq) est éprouvé quarante matins.” Il est également établi de Ṭāwûs : “Ils aimaient que l’on nourrisse pour le défunt durant ces jours.” Cela entre dans la catégorie de la parole d’un Tabi‘î : “Ils faisaient ceci.”
Il y a à ce sujet deux avis chez les gens du hadith et des fondements : le premier, que cela est également du marfû‘, signifiant : “Les gens faisaient cela à l’époque du Prophète, il le savait et l’agréait.” Le second, que cela est un rapport attribué aux seuls Compagnons, sans remonter explicitement au Prophète. Sur ce second avis, certains ont dit : “C’est un rapport qui porte sur l’ensemble des Compagnons, et il vaut donc comme un consensus transmis.”
D’autres ont dit : “Il ne concerne qu’une partie d’entre eux”, ce qu’an‑Nawawî a préféré dans son commentaire de Muslim. Ar‑Râfi‘î a dit : “Une telle expression signifie que cela était répandu à cette époque, sans qu’on connaisse d’opposition.” » Fin de citation.[quranpedia]
Et ce récit a un autre témoignage :
Quatrième preuve : As‑Suyûṭî rapporte dans ad‑Dībāj (2/490) : « Ibn Jurayj a mentionné dans son Muṣannaf, d’après ‘Ubayd ibn ‘Umayr, que le croyant est éprouvé sept jours, et le hypocrite quarante matins, et sa chaîne est également authentique. » Il est rapporté par Ibn Jurayj dans son Muṣannaf, d’après al‑Ḥārith ibn Abî al‑Ḥārith, d’après ‘Ubayd ibn ‘Umayr, qui dit : « Deux hommes sont éprouvés : un croyant et un hypocrite ; le croyant est éprouvé sept jours, et le hypocrite quarante matins. » Ibn ‘Abd al‑Barr l’a rapporté dans at‑Tamhîd (22/252) avec cette chaîne, et Ibn Ḥajar a dit, comme on l’a vu : « Avec une chaîne qu’Ibn ‘Abd al‑Barr a considérée comme probante. » As‑Suyûṭî ajoute : « Sa chaîne est également authentique. » ‘Ubayd ibn ‘Umayr est un muḍrak (il a vécu à l’époque du Prophète), et les savants ont divergé sur le fait de savoir s’il est Compagnon ou non.[quranpedia]
Cinquième preuve : Ibn ‘Abd al‑Barr rapporte dans at‑Tamhîd (22/252), d’après ‘Abd ar‑Razzâq dans son Muṣannaf (3/590, n°6757), d’après Ibn Jurayj, qui dit : ‘Abd Allāh ibn ‘Umar a dit : « Seuls deux hommes sont éprouvés : un croyant et un hypocrite ; le croyant est éprouvé sept jours, le hypocrite quarante matins ; quant au mécréant, on ne l’interroge ni sur Muḥammad ni sur sa connaissance de lui. »
Ibn Jurayj dit : « Et moi je dis : on a dit cela ; et nous n’avons jamais vu un homme négliger son mort durant sept jours sans donner l’aumône pour lui. » Les propos d’Ibn Jurayj sont authentiques de lui, mais le récit attribué à Ibn ‘Umar est interrompu.[quranpedia]
Sixième preuve : As‑Suyûṭî et d’autres rapportent que Ibn Rajab, dans Ahwāl al‑qubûr, a mentionné, d’après Mujāhid : « Les âmes demeurent au‑dessus des tombes durant sept jours à partir de l’enterrement, sans les quitter. » Ibn ‘Abd al‑Barr et d’autres l’ont également rapporté, et Ibn Rajab a mentionné que cela provenait des Compagnons – qu’Allah les agrée.
Cinquième question
Cinquième question : La licéité de la recommandation (waṣiyya) faite par le défunt, pour qu’on donne à manger, qu’on égorge des bêtes et qu’on donne l’aumône pour lui.
Plusieurs témoignages ont établi le caractère recommandé d’égorger des bêtes (buddn, etc.) pour le défunt musulman, s’il l’a recommandé.
Première preuve : Ce qui vient d’être rapporté au sujet d’‘Umar, lorsqu’on donna à manger en son nom après son enterrement, avec l’accord de tous les Compagnons, comme on l’a vu : al‑Aḥnaf rapporte qu’‘Umar ordonna, au moment où il fut poignardé, à Ṣuhayb de diriger la prière des gens pendant trois jours, et il ordonna qu’on prépare de la nourriture pour les gens ; lorsqu’ils revinrent de la funéraille, ils trouvèrent les tables dressées, ils hésitèrent à manger à cause de leur tristesse, et al‑‘Abbās les exhorta à manger, rappelant que cela avait déjà été fait après la mort du Prophète et d’Abû Bakr.alukah+1
Deuxième preuve : Abû Bakr (ibn Abî Shayba) rapporte (3/386), au chapitre « Ce qui suit le mort après sa mort » : « Hushaym nous a rapporté, d’après Ḥajjāj, d’après ‘Amr ibn Shu‘ayb, d’après son père, d’après son grand‑père, qu’il interrogea le Prophète – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – et dit : “Ô Messager d’Allah, al‑‘Āṣ ibn Wā’il, à l’époque préislamique, ordonnait qu’on égorge pour lui cent chamelles. Hishām ibn al‑‘Āṣ a égorgé sa part, soit cinquante chamelles. Puis‑je égorger pour lui (le reste) ?” Il répondit : “Si ton père avait reconnu l’unicité d’Allah, alors que tu jeûnes pour lui, que tu fasses l’aumône pour lui ou que tu affranchisses un esclave pour lui, cela lui parviendrait.” » Dans sa chaîne, on trouve Ḥajjāj ibn Arṭāt, qui est un mudallis, mais il a explicitement exprimé la transmission (taḥdīth) chez Aḥmad (2/181), de sorte que le hadith devient acceptable, et il possède d’autres témoignages.[alukah]
Troisième preuve : Aṭ‑Ṭabarânî rapporte dans al‑Mu‘jam al‑Kabîr (6/21) : Muḥammad ibn Shu‘ayb al‑Aṣbahânî nous a rapporté, ‘Abd ar‑Raḥmân ibn Salama ar‑Rāzī nous a rapporté, Abū Zuhayr ‘Abd ar‑Raḥmān ibn Mughrā’ nous a rapporté, d’après Muḥammad ibn Kurayb, d’après son père, d’après Ibn ‘Abbās, d’après Sa‘d ibn ‘Ubāda, qui dit : « Je vins auprès du Messager d’Allah – que la prière et la paix d’Allah soient sur lui – et lui dis : “Ma mère est décédée sans avoir rédigé de testament et sans avoir donné d’aumône ; est‑ce accepté que je fasse l’aumône en son nom ?” Il répondit : “Oui.” Je demandai : “Cela lui sera‑t‑il utile ?” Il répondit : “Oui, même si ce n’était qu’un sabot de mouton brûlé.” » Dans sa chaîne, on trouve Muḥammad ibn Kurayb, faible, dont le hadith s’écrit pour servir de témoignage, et les témoignages existent.[alukah]
Quatrième preuve : Abû Bakr (ibn Abî Shayba) rapporte (3/783) : « Wakî‘ nous a rapporté, de Ḥammād ibn Zayd, de Sulaymân ibn Ya‘qûb, d’après son père, qui dit : “Un homme de notre tribu mourut et recommanda qu’on égorge pour lui une bête sacrificielle (badana). J’interrogeai Ibn ‘Abbās au sujet de la vache : est‑elle suffisante ? Il répondit : ‘Elle suffit.’ Je dis : ‘De quel peuple es‑tu ?’ Je répondis : des Banû Ribāḥ. Il dit : ‘Et comment les Banû Ribāḥ auraient‑ils des vaches ? Les vaches, ce sont plutôt celles des Azd et de ‘Abd al‑Qays !’ » » Sulaymân ibn Ya‘qûb est mentionné par Muslim parmi ceux dont Ḥammād est seul à rapporter, mais ce récit est aussi rapporté d’après Sulaymân par Ayyûb, Ḥammād et certains de leurs compagnons. Même s’il est méconnu dans son statut, son élève Ḥammād a considéré son récit comme probant, et il est le plus à même de le connaître.
Al‑Fasawî rapporte dans son Tārīkh (3/7) : « Sulaymân ibn Ḥarb nous a rapporté, de Ḥammād ibn Zayd, d’après Ayyûb, d’après Sulaymân ibn Ya‘qûb ar‑Riyāḥî, qui dit : J’ai rencontré Sulaymân, qui m’a rapporté d’après son père : un homme me fit son exécuteur testamentaire et recommanda qu’une bête sacrificielle soit égorgée pour lui. Je me rendis auprès d’Ibn ‘Abbās et lui dis : “Un homme m’a pris pour exécuteur testamentaire et a recommandé une bête sacrificielle ; est‑ce qu’une vache suffit ?” Il répondit : “Oui.” » Puis Ḥammād ajoute : « Ayyûb et nos compagnons appréciaient ce hadith. » Et nous louons Allah de ce qu’il nous fasse apprécier ce qui plaisait à nos pieux prédécesseurs.[alukah]
On rapporte également que ‘Imrân (ibn Ḥuṣayn) recommanda qu’on donne à manger après sa mort :
Cinquième preuve : Ibn Zabr ar‑Rub‘ī rapporte dans Waṣāyā al‑‘ulamā’ (p.67) : « Muḥammad ibn ‘Alī ibn Zayd aṣ‑Ṣā’igh nous a rapporté, Sa‘īd ibn Manṣûr nous a rapporté, Ḥafṣ ibn an‑Naḍr as‑Sulamî m’a rapporté, d’après Umm Ramlah bint Muḥammad ibn ‘Imrān ibn Ḥuṣayn, d’après sa mère Maryam bint Ṣayfî ibn Furwah, que lorsque ‘Imrān ibn Ḥuṣayn fut à l’agonie, il dit : “Lorsque je mourrai, attachez‑moi à mon lit avec un turban ; quand vous reviendrez (des funérailles), égorgez (un animal) et donnez à manger.” » Sa‘īd a été suivi dans ce récit.
Ibn Sa‘d rapporte dans aṭ‑Ṭabaqāt (4/290) : « Muslim ibn Ibrâhîm et ‘Ubayd Allāh ibn Muḥammad ibn Ḥafṣ al‑Qurashî at‑Taymî nous ont rapporté tous deux : Ḥafṣ ibn an‑Naḍr as‑Sulamî nous a rapporté, et ma mère, d’après sa mère – qui était la fille de ‘Imrān ibn Ḥuṣayn – lui a dit que lorsque ‘Imrān ibn Ḥuṣayn fut à l’agonie, il dit : “Lorsque je mourrai, attachez‑moi à mon lit avec un turban, et lorsque vous reviendrez, égorgez (un animal) et donnez à manger.” » Il le rapporte encore : « Lorsque la mort se présenta à ‘Imrān ibn Ḥuṣayn, il dit : “Lorsque je mourrai, attachez‑moi à mon lit avec un turban, et lorsque vous reviendrez, égorgez (un animal) et donnez à manger.” »
Aṭ‑Ṭabarânî rapporte (18/106) : « Muḥammad ibn ‘Alī ibn Shu‘ayb nous a rapporté, Khālid ibn Khaddāsh nous a rapporté, Ḥafṣ ibn an‑Naṣr as‑Sulamî nous a rapporté, d’après sa mère, la fille de Muḥammad ibn ‘Imrān, d’après sa mère Maryam bint Furwah, que ‘Imrān ibn Ḥuṣayn… » et il cita le récit. Al‑Haythamî dit (3/5), au chapitre sur la nourriture qui est préparée : « Aṭ‑Ṭabarânî l’a rapporté dans al‑Kabîr, et je n’ai trouvé personne qui mentionne Maryam. » Mais elle est l’une des filles de ‘Imrān ibn Ḥuṣayn, et elle rapporte ce qui s’est passé dans sa propre maison, chez sa famille ; cela donne du poids à son récit, si Allah le veut.[alukah]
Dans la biographie du Tabi‘î al‑Mughîra ibn ‘Abd ar‑Raḥmân ibn al‑Ḥārith ibn Hishām ibn al‑Mughîra al‑Makhzûmî, Ibn Ḥajar rapporte dans at‑Tahdhīb que al‑Balādhurî a dit : « Il recommanda qu’on l’enterre à Uhud auprès des martyrs, et qu’on donne à manger sur sa tombe pour mille dinars. »[alukah]